Par Souci de continuité je reprends ici un des premiers articles que j'avais publié, il y a un peu plus d'un an, concernant le conflit Israëlo-Palestinien. Le contexte étant légèrement différent les paragraphes d'introduction ont été supprimé mais le fond de l'article reste le même. Je compte assez rapidement enchaîner sur la suite pour essayer de donner a vision la plus globale possible sur l'un des éléments les plus perturbateurs de la sacro-sainte sécurité du Monde, si chère à nos amis d'outre-Atlantique. Je commence aujourd'hui une série d'article sur le conflit au Proche-Orient. Cette série d'articles était prévue, car il s'agit d'un sujet qui m'intéresse énormément, pour ne pas dire qu'il me tient à coeur, et sur lequel il y a énormément de choses à dire. Au-delà des faits eux-mêmes, c'est la nature même de ce conflit qui le rend atypique. De par ses protagonistes d'abord, du fait des passions qu'il déchaîne ensuite. C'est en effet l'un des très rares conflits qui ne laisse quasiment personne insensible, qui incite à prendre position, d'un côté ou de l'autre, qui créé des polémiques bien en dehors des peuples concernés. Cela va dans certains cas jusqu'à une identification à l'un ou l'autre des bords. Mais son côté très particulier va bien plus loin que ces simples points. On peut dire que la date "officielle" du début de ce conflit est la création d'Israël, en 1948. En effet, dès sa création les pays arabes frontaliers l'ont attaqué, ayant déjà […]
Depuis le début du mois la France du rugby vit enfin SA Coupe du Monde, chez elle, avec comme objectif ultime de réaliser la même performance que les footballeurs en 1998 et de remporter enfin ce trophée majeur, chez eux. Il s’agit de la première Coupe du Monde en France de l’ère professionnelle, et le moins que l’on puisse dire c’est que la FFR et la Ligue auront tout fait pour en faire un évènement de première importance et pour tenter de créer le même engouement autour de son équipe qu’autour de l’équipe de France de football. Les parallèles en ce sens sont d’ailleurs nombreux, à l’exception d’un : en 1998 les footballeurs ont créé cet engouement par leurs performances sur le terrain, or les rugbymen, en perdant face à l’Argentine et en ne battant (certes largement) que les modestes Namibiens, n’y sont pas encore. Si le rugby est loin d’être l’égal du football en France (et dans le Monde) de par sa notoriété, il faut bien admettre que depuis quelques années c’est le sport collectif « tendance », loin devant le basket qui pourrait revendiquer ce titre de par son environnement, mais qui n’a jamais su capitaliser. Le rugby, depuis 10ans, a réussi un savant mélange de tradition et de modernité qui a suivi son mouvement de professionnalisation et qui l’a permis de passer du statut de sport régional, à celui de relatif sport national. Mais cela reste illusoire pour le moment, la pratique générale du rugby […]
Depuis quelques années les films ayant pour thème le conflit et le génocide au Rwanda viennent faire leur apparition dans les salles obscures. Après Shooting Dogs qui n’a pas eu une énorme notoriété, la sortie de Hotel Rwanda a connu un succès bien plus important en France, en grande partie du fait du bouche à oreille, les personnes l’ayant vu incitant leur entourage à en faire autant. Porté par un casting hollywoodien (Joaquin Phoenix, Nick Nolte et Don Cheadle) et d’un scénario extrêmement réaliste il a plus que marqué ceux qui l’ont vu. Mais le problème d’un film, même excellent comme peut l’être Hôtel Rwanda, est qu’il ne peut pas donner une vue générale d’une situation, souvent complexe et bien plus importante dans le temps que celui que peut prendre une production cinématographique. La conséquence est que dans ce cas le scénario se concentre sur l’essentiel, le moment central du conflit, en l’occurrence le génocide Rwandais. Le Rwanda est l’un des plus petits pays d’Afrique, à peine 26oookm² pour une population de plus de 7millions d’habitants tout de même. Il est également l’un des moins fractionné, avec, au même titre que son voisin le Burundi, grosso modo deux ethnies : les Hutus (80% de la population) et les Tutsies 19,5%), le reste étant des Pygmées. Sa densité de population (301hab/km²) est l’une des plus élevées d’Afrique, pour un pays qui compte parmi les moins riches… L’Histoire récente du […]
C’est une petite histoire qui montre à quel point les temps changent. Tout a commencé en Grande Bretagne, quand nos chers voisins d’Albion se sont rendus compte, en ce début de XXIème siècle, que l’un des plus grand héros de la Bande Dessinée, en l’occurrence Tintin, était en fait un raciste de la pire espèce dans le deuxième livre de Hergé, Tintin au Congo. A la suite de cela un étudiant congolais installé en Belgique a porté plainte pour demander le retrait de ce même volume. L’histoire n’est pas si anodine que cela, car lorsque que l’on relit les Aventures de Tintin sans avoir le regard de notre enfance le comportement du reporter du Petit Vingtième saute aux yeux, mais pas seulement au Congo d’ailleurs : lors de ses aventures en Union Soviétique ou à Chicago contre le grand Al Capone on peut voir à quel point le regard de Hergé est tranché. Dans Tintin au Pays des Soviets Hergé exprime une vision très idéologique de ce qu’était selon lui le communisme et le «miracle » de la Révolution d’Octobre : un paradis artificiel dans un pays exsangue économiquement, où la répression est sanglante et sans pitié, où le peuple souffre. Il met de côté le fait que cela est dû en grande partie (à l’époque où il l’écrit tout du moins) à la politique des Tsars encore au pouvoir une dizaine d’année auparavant. Dans Tintin en Amérique c’est au contraire son côté profondément conservateur qui ressort, à travers une mise en […]
Une information d’importance relative a aujourd’hui retenu mon attention lors de la lecture des journaux. Comme la plupart d’entre vous le sait, la composition du gouvernement a quelque peu évolué à la suite des élection législatives, d’une part du fait de la défait d’Alain Juppé dans sa circonscription de Gironde, de l’autre du fait d’une augmentation du nombre de Secrétaires d’Etat dont la mission est de seconder les ministres sur des points plus précis de leur action. Parmi ces nouvelles nominations se trouve celle d’André Santini au poste de Secrétaire d’Etat à la Fonction Publique. André Santini est un baroudeur de la politique. Ancien de l’UDF, il a soutenu très tôt Nicolas Sarkozy tout en restant membre du parti de François Bayrou, au même titre que Gilles de Robien d’ailleurs, avant de rejoindre le Nouveau Centre, issu d’une énième scission de l’UDF, pardon du MoDem. Il a été réélu député des Hauts-de-Seine et est également maire d’Issy-les-Moulineaux. Mais ce qui est plus intéressant est le fait qu’il ait été mis en examen en mai 2006 pour « détournement de fonds, faux et prise illégale d’intérêt » dans un dossier portant sur le versement de fonds publics par le Conseil Général des Hauts-de-Seine, dont le Président était jusqu’en mai 2007 Nicolas Sarkozy, et la ville d’Issy-les-Moulineaux, dont il est donc le maire, à une société chargée du gardiennage et de l’entretien des œuvres d’art d’un promoteur immobilier, Jean […]
La guerre en Afghanistan est largement passée au second plan depuis qu’a débuté celle d’Irak. Elle ne s’est pourtant pas arrêtée, loin de là. En effet, depuis plusieurs mois les Talibans organisent des séries d’attaques dans le but de déstabiliser simultanément la coalition internationale et le gouvernement Afghan. Parallèlement une offensive de plus en plus importante est menée dans le sud-est du pays à partir de la zone tribale située au Pakistan voisin et avec pour conséquence le passage sous contrôle Taliban de plusieurs provinces de cette région. Dans les faits, la coalition et le gouvernement Afghan ne contrôlent réellement que les villes et en particulier Kaboul. De nombreuses contre-attaques sont lancées par les Américains dans la zone frontalière Afghane, où est d’ailleurs censé se cacher Ousama Ben Laden, mais les succès sont plus que minimes. Dans les faits, la situation devient de plus en plus intenable dans un pays où le gouvernement est considéré comme une marionnette au service de la puissance occupante. Ce sentiment de plus en plus partagé par la population Afghane, toutes ethnies confondues, est l’une des principales forces des Talibans, qui deviennent ainsi le mouvement de résistance contre l’occupation américaine, comme l’étaient les Moudjahiddines lors de l’occupation Soviétique dans les années 80. Il est d’ailleurs extrêmement intéressant de voir à quel point les deux périodes de guerre présentent des […]
Cela fait à présent quelque temps, une polémique assez importante a eu lieu en France suite au vote par l’Assemblée Nationale d’une loi dans laquelle se trouvait un article un article mettant en avant le « rôle positif de la France » à travers la Colonisation, en particulier en Afrique, et qui demandait aux professeurs en Collège et Lycée d’en faire mention. Dans un premier temps cet article a été peu relayé par la presse, des universitaires, professeurs ou organisations luttant pour les droits de l’Homme ont pourtant tenté de se faire entendre et de faire diffuser des pétitions pour demander l’abrogation de cette loi. Il aura fallu plusieurs semaines pour que le débat s’installe, et plusieurs autres avant que Jacques Chirac ne décide de ne pas promulguer la loi, ou tout du moins l’article concerné. Au-delà de la question du bien fondé d’une loi décidant du contenu des cours, ce qui n’a normalement pas lieu d’être dans un régime démocratique, cet épisode mettait en avant la volonté d’une partie de la classe politique française d’une autre approche de la question de la Colonisation, dans laquelle la France n’était plus seulement une puissance occupante mais bien l’image qu’elle avait en partie d’elle-même à cette époque : une sorte de mère qui venait aider au développement de régions entières. La Colonisation est un phénomène au moins aussi ancien que l’Homme lui-même, c’est à la base un processus inscrit dans le patrimoine […]
Depuis plusieurs mois l'actualité internationale possède son fil rouge, il s'agit du dossier nucléaire iranien. Avant cette surexposition quasiment personne ne connaissait l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique), cette vénérable succurcale de l'ONU. Même les menaces de guerre en Irak n'avaient pas eu autant d'influence sur la notoriété. A tel point qu'elle a reçu l'année dernière le prix Nobel de la paix. Mais Objectivement pour quel fait? On peut se poser la question. Avant d'en venir au fond du sujet il est en effet intéressant de savoir en quoi consiste l'AIEA. Comme toutes les agences de l'ONU il s'agit donc d'un organisme dont le but unique est de contrôler le développement et l'utilisation de l'atome, mais aussi de vérifier à la bonne application des différents traités de non-prolifération des armes. Accessoirement, son siège est à Vienne, en Autriche. Méritait-elle le prix Nobel de la paix? Pour le savoir il suffit de vérifier une chose: si elle a réussi dans sa mission. Depuis la découverte de la théorie de la relativité par Albert Einstein et le développement puis l'utilisation des premières bombes atomiques par les Etats-Unis au-dessus des villes japonaises de Hiroshima et Nagasaki, plusieurs pays ont créé leur propre programme nucléaire. D'abord l'URSS dans le but de rétablir l'équilibre avec les Etats-Unis, puis la Grande-Bretagne, fournie par ces mêmes Etats-Unis, la France (De Gaulle voulant avant tout préserver en partie l'indépendance de la […]