Ce week-end, la Seine-Saint-Denis a de nouveau été à l'honneur si l'on peut dire. A la Courneuve, commune proche de Paris connue pour sa cité des 4.000 où Nicolas Sarkozy, alors
ministre de l'Intérieur, avait parlé de nettoyer la racaille à coups de Kärcher, des policiers ont été attaqués pendant la nuit, alors qu'ils convoyaient deux gardés à vue. L'attaque de policiers
n'est pas quelque chose d'exceptionnel en soit mais la méthode employée est elle beaucoup plus inhabituelle: l'usage d'un fusil automatique, sans doute un AK-47.
C'est en effet la première fois que ce type d'arme est employé pour s'en prendre à des policiers. Et il faut mettre en avant que c'est le message qu'on voulu faire passer autant le
commissaire de la Courneuve que le directeur départemental de la sécurité publique aux différents médias. Dans un département connu pour sa violence (les chiffres de la délinquance en 2008 le
plaçaient en tête pour les violences à la personne) il était en effet important de ne pas stigmatiser un peu plus une population qui n'en est pas responsable dans son
ensemble.
Pour autant, il est exact que les attaques contre les policiers se sont multipliés depuis le début de l'année. Et la Seine-Saint-Denis n'est pas le seul département francilien
concerné, il reste même plutôt en retrait actuellement. En revanche, on compte des affrontements en Essonne, dans le Val d'Oise et dans [...]
A mesure que la crise économique s'installe, la situation de
nombreux pays, parfois parmi les plus riches au Monde, se complique singulièrement. Au-delà des sommes astronomiques dépensées par les grandes puissances pour tenter de soutenir leur économie, en
particulier le secteur bancaire, ce sont les choix idéologiques faits ces 20 ou 30 dernières années qui sont remis en cause. En Europe, trois pays illustrent parfaitement cette situation, avec dans
deux des trois cas un effondrement aussi soudain qu'important.
Le premier à avoir été touché de plein fouet par la crise
est l'Islande. Ce petit pays perdu au milieu de l'Atlantique nord était jusqu'au début de la crise l'une des places fortes de la finance mondiale et l'un des pays les plus avancés au niveau de la
libéralisation de l'économie. Cette économie était portée par trois ou quatre banques qui étaient très largement impliquées sur le marché financier. Tellement impliquées que lorsque le marché a
commencé à se rétracter les dégâts pour le pays ont été considérables. Aujourd'hui le pays est au bord de la banqueroute, il a été obligé d'emprunter de l'argent à la Russie, aucun autre pays ne
lui venant en aide (en particulier aucun de ses alliés traditionnels, États-Unis et Europe), deux de ses banques ont déposé le bilan et le gouvernement a failli être renversé par un mouvement
populaire, phénomène exceptionnel pour le pays.
[...]
Deux ans après la campagne présidentielle, le combat continue. Mais il
reste au même niveau, de bas étage. Lors d'un récent voyage au Sénégal, Ségolène Royal a, à son tour, prononcé «son» discours de Dakar, dans lequel elle présente ses excuses au nom de la France
et des Français pour les propos tenus par le président Sarkozy lors du discours que lui-même avait prononcé dans la capitale sénégalaise en 2007. Les réactions à droite ne se sont bien entendu
pas fait attendre, fustigeant cette remise en cause de la position officielle dans un domaine qui est considéré comme étant du domaine des compétences présidentielles.
Dans son discours, Mme Royal présentait ses excuses au nom de la France pour la vision de l'Afrique et de «l'homme Africain» développée par Nicolas Sarkozy en 2007. En agissant de la
sorte la présidente du Poitou-Charentes ne s'y est pas trompé puisqu'elle revenait sur un discours qui avait tout particulièrement choqué en Afrique, considéré comme une résurgence d'une vision
très paternaliste et colonialiste, bien loin des promesses faite par le candidat Sarkozy de revoir en profondeur les relations entre le continent africain et la France. Il s'agissait également
selon des proches de Ségolène Royal de montrer, présupposition tout à fait exacte au demeurant, que bon nombre de français ne partageaient pas le point de vue présidentiel.
Pour [...]
Un banal fait divers est devenu pour un week-end l'emblème de la violence chez les adolescents et les
enfants. Enfin, tant qu'on a pensé que l'agresseur était un enfant. Il s'agit de cet enfant de 5ans qui était censé avoir poignardé sa grande soeur de 10ans parce que celle-ci ne voulait pas lui
prêter la console de jeux. Bien entendu certaines voix ont réussi à mettre ça sur le dos des jeux vidéos, ces ignobles produits qui ne font qu'augmenter la violence de nos petites têtes blondes
(c'est vrai, la télévision, les films, les informations télévisées, la vie quotidienne sont tellement moins violentes que les jeux vidéos), mais dans l'ensemble cette petite affaire devait être
le symbole de cette violence infantile qui augmente petit à petit et qui nous fait peur, car elle concerne directement nos enfants, ceux que nous souhaitons à tout prix protéger.
La mère n'était bien entendu pas responsable pour la majorité des gens: travaillant de nuit, elle était en train de se reposer quand le drame s'est produit. Peut on reprocher à une personne
obligée de vivre avec un tel rythme de vie pour pouvoir subvenir aux besoins de ses enfants de ne pas avoir ensuite l'énergie nécessaire pour être présent toute la journée afin
de surveiller ces mêmes enfants? De même, est-ce qu'un enfant de 5ans peut être considéré comme étant responsable d'un tel geste quand il est généralement admit que l'âge de raison [...]
Il n'est pas encore paru mais le rapport de la commission Balladur sur
les collectivités territoriales fait déjà énormément parler de lui. A la une dans toute la presse, il suscite énormément de réactions de la part de la classe politique, de gauche comme de droite,
sans forcément tenir compte des clivages politiques.
La première chose qui saute aux yeux est que, contrairement à ce
qu'avait annoncé le président Sarkozy, les conclusions de la commission Balladur ne vont pas dans le sens d'une remise à plat du «mille-feuilles» administratif, pour reprendre l'expression
présidentielle. En effet, aucun échelon ne saute. On s'attendait à une diminution des pouvoirs municipaux en faveur des communauté de communes, à une disparition des départements et un transfert
de compétence vers les régions, au bout du compte il n'en est rien. Mis à part les cantons, aucun échelon administratif ne disparaît.
Le second constat est que ce qui se voulait l'une des mesures phares du
candidat Sarkozy lors de sa campagne ne devrait pas voir le jour sous le mandat du président Sarkozy. En effet, à moins qu'il ne se représente en 2012, et qu'il soit réélu, la date choisie, 2014,
laisse le prochain président maître de la mise en place finale de cette possible réforme ou non. Et s'il ne partage pas les idées développées, cette commission n'aura servi à rien si ce n'est
détourner l'attention à un moment difficile pour les [...]
Les mois de décembre marquent généralement la période des
rétrospectives, un dernier coup d'œil sur l'année se terminant avant d'entamer la suivante. Cette année n'y dérogera bien entendu pas, et ce d'autant moins qu'elle présente un caractère assez
exceptionnel. La crise économique actuelle n'y est bien entendu pas pour rien. Mais au-delà de ce profond bouleversement de l'économie mondiale, l'année 2008 marquera sans doute un tournant
majeur dans l'Histoire mondiale.
La crise économique y est donc pour beaucoup. En quelques semaines, des
montages financiers toujours plus complexes, mais aussi toujours plus fragiles, ce sont effondrés, déstabilisant dans un premier temps la sphère financière avant d'atteindre l'économie dite
«réelle». Depuis, les grandes économies tentent d'atténuer les effets, de sauver les plus grosses sociétés et de minimiser autant que possible le coût social. Mais cela n'a pas empêché des
retournements assez spectaculaires. Dans l'Union Européenne, le Royaume-Uni et l'Irlande, aux économies les plus libéralisées des 27, n'ont pas résisté, passant en quelques mois d'une croissance
bien plus élevée que le reste de l'UE à une récession également bien plus prononcée et plus rapide. Les conditions sociales se sont fortement dégradées, les licenciement se sont multipliées
encore plus rapidement, réveillant chez nos voisins Britanniques le souvenir des funestes années Tatcher (l'autre [...]
Deux documents audios, l'un que l'on m'a fait suivre, l'autre
trouvé sur le site du Libération, traitant tous les deux du même genre d'opération policière mais dans deux endroits différents. Je ne ferai aucun commentaire, laissant chacun se faire sa propre
idée.
le lien vers le document audio de Libération: http://www.liberation.fr/societe/0601415-le-chien-s-est-acharne-sur-plusieurs-cartables
Et voici celui que l'on m'a envoyé
aujourd'hui:
Pour terminer sur le sujet, une voici ce qu'en dit Chantal Firmigier-Michel, procureure de la
République, dans un entretien au journal La Dépêche du Midi: "Les élèves ont peur de ces contrôles, ça crée de la bonne insécurité". (trouvé également sur le site de Libération, rubrique
"Qui a Dit")
Le 4 Novembre 2008 restera donc comme l'une des dates majeures de l'histoire des Etats-Unis d'Amérique. 150ans
après l'abolition de l'esclavage dans ce pays, 40ans après la lutte pour les Droits Civiques menée par les Noirs Américains, en particulier dans les états du sud, le 44ème Président des Etats-Unis
est donc un membre d'une minorité ethnique, un Afro-américain qui plus est.
Bien entendu l'histoire personnelle de Barack Obama n'est pas chargée de ce passé, lui qui est le fils d'un kéyan, comme cela a été maintes fois répété, élevé par ses grands-parends blancs.
Cependant symboliquement c'est un signal très fort que vient d'envoyer une société qui, il y a tout juste huit ans, avait port au pouvoir un homme profondément conservateur. Il était le seul
Afro-américain présent au Sénat, il devient donc le premier Président Noir.
La victoire du sénateur Obama n'est cependant pas la seule remportée cette nuit par les démocrates puisque ceux-ci obtiennent également la majorité au Sénat et à la Cambre des Représentants,
donnant au nouveau Président un confort non négligeable pour pouvoir mener sa politique.
L'attente à son égard risque d'ailleurs d'être énorme, autant aux Etats-Unis que dans le reste du Monde, pour lui le plus difficile reste à faire car il s'agira de démontrer qu'il est apte à
assumer ce statut de symbole et de porrce projet qu'il a défendu tout au long de sa campagne, ce projet de changement profond de la société américaine, vers [...]
Nous sommes à moins d'une semaine de ce qui pourrait être un des événements majeurs de l'Histoire des
Etats-Unis. Le 4 novembre prochain il est possible que Barack Obama devienne Président de la première puissance mondiale. Le premier Président noir. Il s'agit de quelque chose que quasiment tout
le monde a assimilé, que beaucoup de monde attend même avec impatience à travers la planète.
The Economist a mis en place un scrutin sur son site. Il est possible
pour n'importe qui de «voter» pour les élections américaines. L'idée est bien entendu d'avoir une idée de son image à travers le Monde. Et le résultat est plus qu'édifiant: il l'emporterait avec
plus de 80% des voix. Ce résultat est d'ailleurs confirmé par les différents sondages effectués dans la majorité des pays ou encore par la présence, lors du discours de Monsieur Obama à Berlin,
de plus de 200.000 personnes.
Même aux Etats-Unis le mouvement semble inarrêtable, où un de ses
derniers discours a été prononcé devant plus de 100.000 personnes, un record lors d'une élection américaine. Les sondages sont également excellents, lui donnant entre 4 et 14% d'avance, au niveau
national. Dans les sondages effectués au niveau de chaque état, il semble avoir également une avance suffisamment importante pour lui assurer une victoire confortable mardi 4novembre. La question
qui revient le plus souvent est de savoir avec quelle marge Barack Obama l'emportera.
[...]
Un article trouvé sur le blog du ministère de la crise du logement. Intéressant, à mettre en perspective avec l'émission diffusée ce soir. L'article est un petit peu long mais il donne un point
de vue non dénué d'intérêt sur les émissions politiques à la télévision. J'ai également repris le titre de l'article du blog.
Ce soir mardi 14 octobre, vous pourrez voir en prime time sur France 2 une émission
entière consacrée à la crise du logement, intitulée Ils font bouger la
France. Une émission présentée par Béatrice Schönberg, par ailleurs épouse de Jean-Louis Borloo, lui-même prédécesseur de Christine Boutin à la tête du ministère du Logement. A
priori, on ne peut que se féliciter que le débat politique, sur un thème aussi crucial, s’ouvre pendant deux heures à une heure de grande écoute.
C’est d’ailleurs pour cela que dès que les journalistes de cette émission ont
contacté Jeudi Noir, en juin dernier, nous avons tout fait pour les aider : des réunions avec eux, des conseils pour rencontrer des mal-logés donnés à la pelle, des reportages sur nos
réquisitions, l’explication de nos revendications, etc. Et quand il nous a été proposé d’intervenir sur le plateau de l’émission face à Christine Boutin, nous avons accepté, pour porter le
débat sur sa loi qui arrive ce même jour au Parlement, ses défauts et ses insuffisances.
Vous comprendrez en [...]